C’est ton destin !

La galaxie est (encore une fois pfff) en danger : un nouveau jeu Star Wars vient de surgir des tréfonds de la nébuleuse d’Asmodée, plus précisément dans le système FFG où la perturbation dans la Force est puissante depuis que bidule a racheté truc qui possède la licence machin.

Le côté obscur semble l’avoir emporté cette fois-çi car il s’agit d’un jeu à collectionner. L’Académie Jedi condamne l’usage de ces derniers car elle ruine le padawan à force d’achat de boosters si bien qu’il se retrouve ruiné et quitte sa formation pour finir misérablement comme dealer de bota dans les bouges crasseux de Tatooine.

Cependant le sage sait qu’un usage modéré du jeu à collectionner n’a pas forcément de conséquence désastreuse sur la réserve de crédits galactiques du joueur. Si le jeu est suffisamment équilibré l’achat des starters et d’une dizaine de booster suffit à s’amuser en famille ou avec les copains. Si vous voulez faire des tournois, du jeu compétitif la c’est une autre histoire.

Tout d’abord avec Star Wars : Destiny ce n’est pas les légendaires présentes dans votre collection qui vous feront gagner mais votre moule aux dés. C’est une boutade car on retrouve ici le système à la Quarriors, Dice Master. Les dés sont associés à une carte particulière et selon la face qui apparaît cela peut : causer des dégâts, activer le pouvoir spécial de la carte en question, produire des ressources, faire défausser l’adversaire, gagner des boucliers et Jean passe (faites coucou à Jean).

Tous les films sont mélangés. Rassurez-vous pas de carte Jar-Jar Binks.

 

Star Wars : Destiny tout comme Zouk Machine est très rythmé : pendant le tour on fait une seule action parmi 6 disponibles (jouer une carte de sa main, activer un personnage, résoudre des dés, défausser pour relancer des dés, utiliser une carte action, capturer le terrain) et ensuite votre adversaire fait de même et hop à toi et hop à toi et hop à toi jusqu’à ce que tout le monde passe. On enchaîne ensuite une nouvelle ronde : on detappe ses cartes, on collecte les ressources et on se remet à tapper sur la gueule de l’adversaire. La victoire s’obtient en réduisant votre méphitique opposant en cendres à coup de blaster ou accessoirement s’il se retrouve sans carte en main avec une pioche épuisée.

Pour être plus fort que Dark Vador il faut construire un deck de 30 cartes (2 cartes identiques au maximum) conduit par un groupe de personnages dont la valeur ne doit pas excéder 30 points. Il y a les “héros” : les gentils ridicules et les “antagonistes” (brûlez le traducteur) : les méchants pathétiques. Il existe quatre couleurs de cartes (bleu : la force, rouge : militaire, jaune : contrebandiers, mercenaires et gris : neutre). Si vos personnages de départ sont par exemple bleu et rouge, votre deck ne contiendra des cartes que de ces couleurs ainsi qu’éventuellement des neutres. Bien entendu les “antagonistes” ne fréquentent pas les “héros” et réciproquement.

 

 

Star Wars : Destiny tourne comme une horloge. Vraiment. Avec 1 action par tour à choisir parmi 6 actions possibles, 9 icônes différentes, un rythme rapide et des règles simples tout coule de source. Vous pouvez y jouer avec de jeunes joueurs, avec un ami non joueur ou avec le voisin bourré il n’y aura aucun souci. Mais lorsque vous irez dans votre magasin préféré et que vous craquerez pour 2 ridicules boosters ou lorsque vous ajouterez à votre panier 3 petits boosters choupinou pour compléter votre commande en ligne vous aurez basculé vers le côté obscur : dans quelques mois vous essaierez de vous refaire en jouant au Keno dans un bar-tabac d’une planète paumée de la Bordure Extérieure.

Vous me croiserez certainement à l’entrée du troquet en train de faire la manche.

 

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