Flash Point Au feu les pompiers la maison qui bruuuleuh, au feu les pompiers la maison brulée !

IL est là.

Et oui. Et oui ce jeu existe vraiment. Ça n’est pas un mythe. Si vous suivez un tant soit peu le topic des jeux de société, dès qu’on parle de coop, il y a une armada de tarés (bon surtout moi j’avoue) qui viennent gueuler « FLASH POINT NOM DE DIEU! ». Mais pourquoi? D’où vient cet engouement pour un jeu de pompiers qui ne sont même pas huilés et qui ne se tabassent pas dans une arène sous l’œil bienveillant de leur dominus? Et bien je vais vous les donner moi ces raisons! Après, vous irez tous acheter Flash Point et mon plan de domination du monde sera un peu plus avancé qu’avant. MWAHAHAHAHAHAHA!

Flash Point: Fire Rescue est donc un jeu entièrement coopératif dans lequel vous incarnez des soldats du feu devant sauver les victimes d’un incendie qui ne cessera de se propager. À l’heure actuelle, le jeu n’est disponible que dans une version allemand/anglais mais les règles en VF sont téléchargeables gratuitement sur le site de l’éditeur. Une fois en jeu, le seul texte en anglais/allemand utile sera celui de la capacité spéciale du pompier joué, facilement explicable. Si toutefois, la langue de Shakespeare vous rebute tant que ça, une VF devrait voir le jour dans le courant de l’année 2013 (on a pas plus précis).

Qu’est-ce qu’il y a dans le camion?

On trouvera dans la boîte v2 six FIGOUZES DE POMPIERS§§§?§§§ qui remplacent avantageusement les meeples de la première édition, autant de cartes de même couleur, 8 cartes spécialistes (pour les règles avancées) fort bien illustrées, deux dés (un D6 et un D8), tout pleins de marqueurs (points chauds, points d’action, portes, …) ainsi qu’un plateau de jeu recto-verso. Il y a donc tout ce qu’il faut en quantité et aussi en qualité. Chose appréciable, il y a quelques marqueurs en plus (au niveau des victimes à sauver ainsi que pour l’ambulance/le camion de pompier) au cas où vous en égareriez.

Il faut juste remplacer les meeples par les figouzes que vous voyez sur la première image et vous avez tout le contenu de la boite v2.

L’équipée sauvetage

Le jeu est jouable de 1 à 6 joueurs. Je ne suis pas très friand des jeux en solo donc je ne pourrais pas donner d’avis sur ce dernier mais pour le reste, il peut parfaitement se jouer à deux (chaque joueur pouvant jouer de un à 3 pompiers) et plus.

Le but du jeu est de sauver 7 victimes avant d’en avoir perdu 4 dans les flammes. Il y a deux niveaux de règles : un pour les débutants où il n’y a ni points chauds, ni matières dangereuses, ni véhicules et pas de spécialisation parmi les pompiers et un niveau avancé (comportant lui-même 3 niveaux de difficulté). Les règles familiales doivent plus être vues comme une introduction pour la suite car elles font perdre un peu (beaucoup?) de saveur au jeu. Cela dit, de part leur simplicité, elles sont un bon moyen pour élargir l’audience. Vous pouvez très bien jouer directement avec les règles avancées si vous le souhaitez (et c’est ce que je vous conseille).

Les différents rôles.

House on fire

Le plateau de jeu étant recto/verso, il faut commencer par choisir la face utilisée. Vient ensuite la mise en place des portes, des différents feux déjà présents (fixe pour les règles de base, aléatoire pour les règles avancées), des points chauds, matières dangereuses et des trois alertes. Ces alertes sont des jetons représentant une victime ou une fausse alerte (deux tiers des jetons étant des victimes). Ils sont placés face cachée et ne seront retournés que lorsqu’un pompier arrivera dans la case le contenant. Une fois tout ceci fait, les véhicules (règles avancées) sont placés sur un des 4 emplacements disponibles pour chacun d’eux et les joueurs placent leur pompier où ils veulent à l’extérieur de la maison.

Sauver…

Chaque joueur va avoir le choix dans tout un panel d’action dont le coût varie : se déplacer, éteindre un feu/une fumée, ouvrir/fermer une porte, transporter une victime ou une matière dangereuse, casser un mur, changer de rôle ou faire bouger un véhicule. Il doit évidemment respecter sa limite de points d’action. Si vous jouez avec les spécialisations, certains pompiers se voient attribuer un nombre de points d’action spéciaux réservés à une certaine action. Par exemple, le pompier spécialisé dans la lutte contre les incendies aura 3 points d’action supplémentaires dédiés qu’il ne pourra dépenser que pour éteindre des feux. En contrepartie, il n’aura pas autant de points d’action « de base » que les autres. Sauf points d’action spéciaux, les points inutilisés peuvent être gardés d’un tour sur l’autre.

Pour sauver une victime, il faut la transporter en dehors de la maison (règles simples) et amener l’ambulance sur sa case (règles avancées). Si une victime a été sauvée durant le tour, à la fin de la phase de propagation du feu, un nouveau jeton est mis en jeu en lançant les dés.

Ou périr…

Une fois qu’un joueur a terminé ses actions, le feu se propage en lançant les dés qui indiqueront une case du plateau. Et c’est là que tout peut tourner au cauchemar assez rapidement. Si la case ciblée est vide, on y place un marqueur de fumée. Si cette case contient déjà une fumée, on retourne le marqueur sur sa face « feu ». Toutes les fumées adjacentes à une case enflammée sont enflammées à leur tour (d’où l’importance de refermer les portes pour éviter que le feu ne se propage trop vite).

Si la case contenait déjà un feu, une explosion se produit et le feu s’étend sur les cases adjacentes dans les 4 directions (les diagonales n’existent pas). Les cases adjacentes qui sont déjà en feu le font progresser d’une case dans la même direction. Si la progression rencontre un mur, un marqueur de dégâts est placé sur celui-ci. Au bout de deux marqueurs, le mur est considéré comme détruit. Une explosion survient aussi lorsqu’une case est enflammée et contient des matières dangereuses.

Si la case contenait un point chaud, la propagation actuelle est résolue puis les dés sont relancés pour faire une nouvelle phase de propagation. La case indiquée par ce nouveau jet de dés deviendra à son tour un point chaud supplémentaire.

Lorsqu’un pompier se retrouve au cœur du brasier, il est transporté immédiatement à l’extérieur de la maison (règles simples) sur la case de l’ambulance (règles avancées). Dans le cas d’un point d’intérêt, il est retourné et si c’est une victime, elle est placée de côté dans la case correspondante pour tenir le compte des personnes qui n’ont pas pu être sauvées. Un nouveau jeton sera mis en jeu.

J’en connais qui sont dans la merde…

Fin de service

Les marqueurs de dégâts sont en nombre limité (24). S’ils ont tous été utilisés lors de la propagation du feu, la maison s’écroule. Les points d’intérêts présents sont retournés et les victimes sont comptabilisées. Le but du jeu étant de sauver au moins sept victimes tout en évitant d’en perdre plus de quatre… À vous de faire le bilan.
Dès que la septième victime a été sauvée et la phase de propagation résolue, le jeu se termine.

Mais alors? Pourquoi c’est si bien?

Déjà le matos est vraiment joli et de bonne qualité ce qui ne gâche rien. Les deux maisons fournies dans la boîte de base sont différentes dans leur configurations, dans le nombre de portes extérieures, dans l’exiguïté des pièces… bref, de quoi renouveler le jeu. Et si vous n’en avez pas assez, il existe 2 extensions qui ajoutent chacun un nouveau plateau recto/verso. Mais ce qui fait que ça marche, c’est tout simplement l’immersion. Les mécanismes sont simples et bien foutus, le thème est présent à chaque instant bref, on s’y croirait (et y’a un p’tit chat parmi les victimes à sauver! un p’tit chat!). Le jeu est bien plus concret qu’un Pandémie (par exemple) où on combat des « maladies » abstraites à l’échelle mondiale. Ici, on va sauver le p’tit chat (encore lui!) entouré de flammes dans la cuisine. Couplé aux mécanismes du feu qui s’étend, des explosions, des pompiers qui traversent les flammes plus lentement, des actions à mener en groupe pour contenir le feu tout en permettant à ses collègues de sortir les victimes… C’est complètement immersif! Il y a vraiment un crescendo d’intensité dans la partie. Le début est relativement tranquille puis avec les propagations, le feu devient de plus en plus ingérable (sauf si vous avez un bol monstre à chaque phase de propagation). En plus, le jeu a le mérite d’avoir un thème rarement vu dans les jeux de société.

Après, of course, il faut aimer les jeux coopératifs (quoique, Dyce n’aime pas les coops mais aime Flash Point, c’est dire). En tout cas c’est pour moi un véritable coup de cœur (mais ça je pense que vous le savez déjà) et sans aucun doute le meilleur jeu coopératif auquel j’ai pu jouer.

Un petit mot sur les extensions

Il en existe déjà 2. La première, Urban Structures, ajoute un nouveau plateau et un nouveau rôle (un pompier qui peut réparer les murs et enlever les points chauds mais qui ne peut pas éteindre de feu). La seconde, 2nd Story, contient aussi un nouveau plateau recto/verso mais qui représente une maison sur 2 étages. On a donc droit à de nouveaux mécanismes (échelles de pompier à déployer, façon de gérer la propagation sur 2 étages) et moult jetons pour tous les pompiers ayant des points d’action spécifiques pour aider les joueurs à tenir le compte de ceux qu’ils ont déjà claqué. Ces jetons sont totalement dispensables mais c’est toujours sympa de les avoir. Si je ne devais en conseiller qu’une, je conseillerais 2nd Story parce que les plateaux à 2 étages sont vraiment sympa à jouer et changent plus par rapport au plateau contenu dans le jeu de base. Mais bon, si vous arrivez à les trouver, je recommande quand même de prendre les 2.

J’en connais qui sont dans la merde…

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