Infiltration Le lièvre…

Donald X. Vaccarino… Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais il s’agit de l’auteur d’un jeu suffisamment bien fichu pour donner, en toute modestie, son nom à un genre : Dominion. Le retour de ce brave Donald signe un petit changement registre avec Infiltration : un titre – relativement – grand public, aux parties rapides.

Changement jusque dans l’univers et la thématique : un univers cyberpunk, un casse dans une corporation les yeux rivés sur le chrono afin de sortir du bâtiment avant l’arrivée de la police, un « stop ou encore » tendu comme un banquier chypriote.

Les joueurs incarnent des agents faisant partie d’une équipe chargée de cambrioler une corporation. « Equipe » en réalité composée de grosses pourritures individualistes qui feront tout pour être celle qui aura collecté le plus de fichiers de données et quitté les lieux avant l’expiration d’un compte à rebours. A chacun de leurs tours, les joueurs peuvent effectuer une action ou se déplacer.

Ainsi, la cyber-coterie explore, salle après salle, le complexe, révélant divers contenus allant d’un montant fixe de données téléchargeables au coffre à percer pour en générer d’autres, en passant par l’activation de PNJ plus ou moins hostiles ou d’alarmes qui accélèrent le défilement du compte à rebours. L’arrivée au premier étage fait quant à elle découvrir d’autres types de pièces, plus « juteuses » mais tellement plus éloignées de cette entrée qu’il faudra rejoindre à un moment ou à un autre… On nage dans le dilemme, on se laisse facilement tenter par la gourmandise… Un coup on négocie avec un autre membre de l’équipe pour agir en synergie et se partager le butin d’une pièce, le suivant on utilisera un gadget de sa main pour ralentir sa retraite et l’empêcher de sortir avant le gong.

Deviner les actions des autres agents et adapter ses choix à sa position par rapport au premier joueur (qui change évidemment à chaque tour) : là réside la clé de la victoire dans Infiltration.
Être un bel enfoiré est un plus.

lapin-couleur

Article original paru dans le magazine Canard PC

Référence dans les médias sur le jeu vidéo, Canard PC est le seul magazine de jeux vidéo en France à avoir plus de 10 ans d’existence sans interruption ni changement de propriétaire. Irrévérencieux, indépendant et engagé, sa ligne éditoriale n’a pas changé depuis sa fondation et il est reconnu comme une source d’information fiable et sans compromis par les joueurs comme par les professionnels du jeu vidéo.

Toutes les 2 semaines en kiosques ou en version numérique.

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