Robinson Crusoé où tu te taillades les veines pour le moral.

Robinson Crusoé, est un jeu coopératif de survie à scénario.

La boite, en forme et couleur de coffre à trésor en bois, et chargé ras la gueule de pions de cartes et d’un superbe plateau, va nous proposer, au choix, de lutter pour sa survie, de construire une communauté sur l’ile, ou de prendre le rôle d’un chasseur de trésor (les 6 scénarios sont assez variés et tendus).

Le but du jeu….gagner le scénario dans le temps imparti, en respectant les contraintes et problèmes proposés par ce dernier.

Pour cela, de 1 à 4 aventuriers (ou naufragés) vont devoir réfléchir et jouer ensemble contre le jeu, qui se révèle assez difficile au demeurant.

Au vu de certains commentaire, le jeu semble équilibré dans toutes les configurations mais la plus rentable semble être à 3 joueurs.

Robinson Crusoé - Plateau

Mais comment qu’on s’en sort ?

Un tour de jeu va se dérouler de la manière suivante :

  1. Le premier joueur (qui tourne à chaque tour) va piocher une carte événement.
    Cet événement, souvent néfaste pour les joueur va faire évoluer les conditions de l’ile sur laquelle on se trouve (cataclysme, pluie, bêtes sauvages…) et nous proposer un challenge à remplir afin d’en tirer quelques bénéfices ultérieurs (récupérer.
    du bois, de la nourriture…)
  2. En 2e phase, le premier jouer va tirer partie de la motivation globale du groupe. Si elle est bonne, il va pouvoir prendre des pions de motivations, qui lui permettront de déclencher certaines de ses capacités spéciales, si le groupe n’a pas le moral, le 1e joueur va devoir tenter de le remotiver en payant des points de motivations. Si il n’en a pas assez, il va devoir se saigner pour le groupe (prendre des blessures).Ce système fait partie des très bonne idée du jeu….la gestion du moral de groupe qui va avantager ou désavantager les joueurs en fonction de l’ambiance….
  3. La 3e phase va être la phase de planification des actions…..et là, tout le cœur du jeu est ici.Chaque joueur possède 2 actions pour agir….et il y’a de quoi faire :
    • Récolter des ressources (pour pouvoir se nourrir et faire évoluer le camp)
    • Chasser (pour récupérer de la bouffe)
    • Construire des objets (pour se défendre, faire évoluer le camp, pouvoir mieux chasser….)
    • Explorer (pour découvrir de nouveau lieu et de nouvelles ressources)
    • Faire évoluer le camp (pour mieux se protéger contre les éléments : pluie, neige, animaux sauvages…)

    Enormément de choses à faire, et jamais assez d’action pour les réaliser.
    En plus, si l’on souhaite assurer ses actions, il faudra s’y mettre à plusieurs, sous peine de prendre des risques (rater son action, se blesser, partir à l’aventure…)

  4. La 4e phase va voir la météo intervenir. Il peut neiger, pleuvoir, voir des animaux nous attaquer ou nous piquer de la nourriture. Si l’on est pas assez protéger, on va prendre des blessures.
  5. La dernière phase…..se nourrir. Soit tout le monde se nourri, soit des sacrifices entrainent des blessures, et des pertes de morales potentielles.

Bref, un jeu intense et prenant de bout en bout.

De plus, chaque joueur joue un personnage ayant des capacités spéciales (accélérer les constructions, assurer les explorations…) et chaque personnage a une barre de vie qui va gérer à la fois mes blessures et le moral de ce perso. En effet, lorsque certains seuils sont dépassés, le moral général du groupe en paye les conséquences (à force de se plaindre).

Robinson Crusoé personnages

La feuille de personnage peut se retourner pour choisir de jouer un homme ou une femme, ce qui ne change rien mais est assez classe! Crédit photo: http://boardgamegeek.com/user/thinwhiteduke

 

Et comment qu’on s’en sort pour de bon ?

Pour gagner, rien de plus simple….finir le scénario.
Et pas question de laisser des hommes derrière. Si un des perso meurt, la partie est perdue (ce qui empêche les effets sacrifice de dernière minute).

Alors au final ?

Je répète ce que j’ai dit au début…je ne suis pas fan des coopératifs. Et j’ai adoré joué à Robinson Crusoé.
J’ai enchainé 2 parties d’affilé, avec une envie de rejouer énorme.

Robinson-Crusoe-Adventures-on-the-Cursed-Island-Board-Game-Pieces

Oui en pus d’être beau le matos est pléthorique. Crédit photo: CardboardCarnage.

 

Le jeu est beau, prenant, immersif (jamais le mot cube en bois n’a été évoqué, on a toujours parlé de nourriture, bois…). On est plongé dans l’aventure dès la mise en place.
Même avec seulement 6 scénarios, la jouabilité est énorme (on a fait 2 fois le premier scénario, on n’a absolument pas eu la même partie).

La courbe d’apprentissage semble assez grande aussi, car l’on apprend de ses erreurs, et surtout, l’effet leader (que j’abhorre dans les coop) est très peu présent, ou du moins gommé par le nombre de taches à faire (qui sont toutes aussi importantes les unes que les autres).

J’ose dire que Robinson Crusoé est une perle ludique et certainement l’un des meilleurs coopératifs auquel j’ai pu jouer.
Je vous laisse, j’ai un radeau à construire.

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