Star Wars : Assaut sur l’Empire L'empire Descent

Il n’y a pas longtemps dans une galaxie pas si lointaine, mais pas lointaine du tout…
La planète Terre est en proie à une vive excitation. Le film Star Wars 7 s’apprête à envahir
toute les salles de cinéma et les constructeurs de jeux et jouets
se sont cachés dans leur base secrète pour créer des produits dérivés en vue
de conquérir Noël.
Dans cette bataille sous le sapin laser, un jeu – fils du ténébreux Descent –
compte bien finir dans la Hoth de tous les Pères Noël.

La pomme ne finit jamais loin de l’arbre, Assaut sur l’Empire est très similaire à Descent : Voyage dans les ténèbres – Seconde édition (j’en ai des ampoules à taper le titre en entier). Le jeu consiste principalement en une campagne où 1 à 4 héros rebelles affrontant 1 joueur impérial sur une campagne composée de plusieurs missions. Durant ces missions les figurines des héros devront accomplir des objectifs et combattre les troupes de l’Empire sur une carte avec moults retournements de situation pour faire vivre aux joueurs l’aventures de plusieurs rebelles sur Yavin-4 après la destruction de l’étoile noire.
De plus le jeu ajoute aussi un mode escarmouche (une nouveauté par rapport à Descent) qui se joue en 1V1 avec des règles très similaires.

Star Wars Imperial Assault

Le jeu en anglais s’appelle Imperial Assault. La traduction est volontairement au niveau de celle de « La guerre des étoiles ».

Un mode campagne qui envoie du pâté

Alors comment se déroule la campagne exactement ?

La campagne en elle-même alterne entre missions principales et missions annexes. Les missions principales font avancer l’histoire en elle-même et dépendent des résultats des missions principales précédentes. Les missions annexes permettent de vivre des petites aventures à côté (qui peuvent être liées à un des héros ou faire intervenir un personnage bien connu de la saga par exemple). Et entre chaque mission les héros pourront améliorer leur équipement et/ou se rajouter des compétences avec l’argent et l’XP gagnés en mission. Les missions peuvent aussi donner accès à des bonus particulier (être assisté par Luke lors d’une prochaine mission par exemple). Le joueur impérial peut de son côté améliorer son deck Projet Impérial pour avoir accès à de nouvelles possibilités de jeu grâce à son influence gagnée en mission ou débloquer de nouvelles compétences gagnées avec son XP.

Star Wars Assaut sur l'Empire cartes projet impérial.

Des cartes de projet impérial à acheter avec l’influence gagnée en mission par le joueur impérial.

Des cartes à acheter avec son xp chèrement gagnée.

De l’équipement.

On vous conseillera de toujours jouer la campagne avec 4 héros quel que soit le nombre de joueurs même s’il y a des mécanismes pour jouer avec 1 héros par personne : les parties ont l’air quand même mieux équilibrées à 4 et cela permet d’ajouter ou de retirer des joueurs en cours de campagne (qui peut durer plusieurs semaines) car la quantité de gain donné par mission dépend aussi du nombre de héros dans l’équipe rebelle.

Pour la mise en place des missions, les joueurs vont construire la carte de la mission concernée et placer les héros sur leur point de départ. Le joueur impérial lit en secret la mission puis lit à haute voix son texte d’introduction contenant une contextualisation scénaristique et les conditions de victoire ou défaite pour les héros. L’impérial prend aussi les unités imposées par la mission plus un nombre limité d’unités parmi celles disponibles. Chaque unité est représentée par une carte détaillant ce que peut faire l’unité en question.

Par exemple cette carte de Stormtrooper représente une unité de 3 figurines (traits en haut à gauche) qui ont chacune 3 points de vie, se déplacent de 4 cases par tour, lancent un dé vert et un dé bleu pour effectuer (mal) leurs attaques à distance et se défendent d’une attaque avec un dé noir.

L’équivalent chez les héros en mode campagne. L’arme est fournie à part car on peut bien entendu faire évoluer l’équipement des héros au fur et à mesure de la campagne.

Pendant les missions, à chaque tour de jeu, les joueurs rebelles et le joueur impérial vont alterner pour jouer leur héros/unité chacun leur tour (encore un changement par rapport à Descent) et une fois le tour de jeu terminé on résout les effets de fin de celui-ci et enfin le joueur impérial augmente son niveau de menace, ce qui va lui permettre de faire venir de nouvelles unités pour contrer les rebelles et on recommence.

Les missions sont scénarisée et les scénarios ont des retournements de situation que seul le joueur impérial connait : des unités dévastatrices cachées derrière une porte, un piège qui se referme, Dark Vador qui débarque (fuyez !). Bref, ces revirements vont souvent faire dérailler le plan des rebelles et rajouter pas mal de tensions aux parties.

Star Wars Assaut sur l'Empire plateau

En jeu ça ressemble à ça.

Pour jouer un de ses héros (ou une unité dans le cas de l’empire), le joueur peut effectuer 2 actions parmi 4 pour chacune de ses figurines :

  • Bouger : la figurine peut bouger d’autant de cases (diagonales comprises) que sa caractéristique de vitesse le permet.
  • Effectuer une action spéciale : ce sont des actions spécifiques à certaines cartes d’unité ou personnages.
  • Se reposer : vous vous soignez d’autant de points de stress puis de dégâts qu’indiqué dans votre caractéristique d’Endurance (héros uniquement).
  • Attaquer : le joueur attaquant lance autant de dés d’attaque qu’indiqué sur la carte de l’arme qu’il utilise, tandis que le joueur défenseur lance son dé de défense. Les résultats sont ensuite comparés sur les deux dés.
Un blocage annule un dégât. Un évitement annule un point d’adrénaline qui permet d’effectuer des actions spéciales. Une esquive annule tous les dégâts. Simple et efficace. Les chiffres des dés donnent la portée de l’attaque.

Star Wars Assaut sur l'Empire dés.

Donc ici le joueur défenseur va au final se prendre 2 dégâts s’il est à moins de 4 cases de distance.

Les héros accumuleront aussi du stress dans certaines occasions : à cause de certaines capacités ou pour pouvoir se déplacer jusqu’à 2 cases de plus. Ils ne peuvent par contre pas en accumuler plus que leur endurance et le diminuent en se reposant (avant de commencer à s’enlever des blessures).

Vous ne vous en rendez peut-être pas compte avec mes explications alambiquées, mais au final les règles sont plutôt simple et rapides à assimiler grâce au livre d’initiation. Néanmoins le nombre de capacités spéciales et d’effet complique pas mal la donne et réduit beaucoup la fluidité des parties quand on débute. Heureusement le livre de règles complètes est plutôt bien foutu et on peut y retrouver facilement n’importe quel point spécifique grâce à son lexique.

Autant dire que les tentacules de ma Twi’lek ne s’en sont pas sortis indemnes.

Le mode escarmouche, tant que le Dejarik n’existe pas en vrai

Bon vous avez déjà lu la plus grande partie cet article et j’ai une confession à vous faire. Je n’ai pas encore joué au mode escarmouche. Tout simplement parce que je n’ai pas acheté le jeu dans cette optique… Et je ne possède pas assez de figurines de rebelles pour pouvoir le faire (on y reviendra).

Pour simplifier, Assaut sur l’Empire contient donc aussi un mode escarmouche qui permet de monter vos armées contre un certain nombre de points (à la X-Wing) et de les faire s’affronter sur des cartes spécifiques à ce mode. Les règles sont en gros les mêmes que celles du mode campagne, avec quelques ajustements. De plus il n’y a évidemment plus d’évolution des personnages entre les missions et les héros rebelles deviennent des cartes similaires à celles du joueur impérial pendant la campagne.

Au final, si vous achetez quelques figurines rebelles supplémentaires, le mode escarmouche à l’air tout à fait jouable et sympathique et aura sans doute vos faveurs quand vous ne serez que 2 autour de votre table de jeu.

Un jeu qui coute la peau du Luke

Il est temps d’évoquer le point qui fâche : la politique de FFG.

Avec un prix conseillé de 90€, Assaut sur l’Empire est dans le haut du panier des prix pour un jeu de ce genre, ce qui n’est pas forcément étonnant vu la licence.
Mais le vrai point qui fâche c’est que pour ce prix FFG ne vous donne que le strict minimum en dés. Au moindre bonus vous serez obligé d’en relancer pour pouvoir résoudre vos combats. Evidemment, FFG vend des packs de dés supplémentaire (et aussi une application qui regroupe tous les dés utilisés par leurs jeux Star Wars souffrant des mêmes pratiques douteuses).

De plus plusieurs figurines, secondaires, se présentent sous formes de jetons en carton dans la boite de base : vous voulez la figurine d’Han Solo au lieu d’utiliser son jeton pour vous aider dans vos missions ? C’est 10€. Vous voulez la figurine du général Weiss dans son AT-ST modifié ? C’est 20€. Etc. Heureusement, chaque pack vient avec des missions d’escarmouche, des missions annexes de campagne et/ou des cartes supplémentaires à utiliser en jeu pour augmenter encore le nombre de possibilités. Sans compter le fait que pour le mode escarmouche, vous aurez forcément besoin d’acheter des figurines supplémentaires pour le camp des rebelles, les quelques héros contenus dans la boite ne suffisant pas à se faire une force de frappe correcte.

Bref l’addition devient vite salée pour le joueur complétiste. Surtout que plusieurs extensions ont déjà été annoncées. Au passage Ombres Jumelles, la première extension, qui affiche fièrement un artwork de Bobba Fett sur sa boite ne contient pas la figurine du fameux chasseur de prime qu’il faudra acheter à part. Oui, oui.

Malgré tout, il faut bien admettre que la quantité de contenu dans la boite de base est déjà immense. La campagne est longue et rejouable, ce avec différentes configurations pour les deux camps. Et si vous craquez pour les différentes extensions ou packs, la durée de vie du jeu semble simplement phénoménale. A vous de voir jusqu’où vous voulez investir dans Assaut sur l’empire.

Ici notre stratégie principale a consisté en un plan qui peut se résumer en 2 mots : la fuite.

It’s a wrap!

Pour conclure cet article beaucoup trop long, pour un fan de Star Wars qui aime l’améritrash, c’est quand même de la grosse balle de boulette cet Assaut sur l’Empire.
Vous aurez l’occasion d’y vivre une aventure se passant juste après la bataille de Yavin ainsi que des aventures au milieu des décors et héros de votre saga favorite.
Une dernière critique pour la route : il manque peut-être juste un mode Solo *Ba dum ! Tsss !*.

Pinceaux sur l’empire

Cela n’aura pas échappé à votre jugement aussi vif qu’Han Solo dégainant son blaster le premier, Assaut sur l’Empire déborde de figurines d’une qualité plus qu’honorable, certaines d’entre elles sont même remarquables.

Cela peut-être une excellente occasion de développer vos talents de peintre ou même pourquoi pas d’appendre de zéro. Si cette idée vous semble aussi difficile que de désembourber un chasseur X-Wing d’un marécage, trompés vous vous êtes. La peinture de figurines est en fait très accessible y compris aux débutants !

C’est avec cette idée en tête que le très sympathique Sorastro a décidé de réaliser un tutoriel pour chacune des figurines sur sa chaine YouTube d’une manière si pédagogique, usant de sa voix douce et de ses musiques qu’il compose lui même, que vous n’aurez aucun mal à vous jeter corps et âme dans cette chronophage mais gratifiante activité.

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