Décrocher la Lune Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles

Ce weekend, y’avait PEL – Comprenez Paris est Ludique, une grosse animation qui dure tout un weekend, chaque année, où tous les éditeurs viennent montrer leurs jeux, passés, présent et à venir. Les gens et les familles peuvent y venir, s’asseoir et jouer gratuitement (hors le droit d’entrée du salon à 5 euros par personne) pour y découvrir plein de choses.

 J’ai eu la chance de pouvoir y être tout le weekend, et pendant tout ce temps, j’ai eu en face de moi un drôle de jeu, qui a attiré mon regard bien trop souvent pour le bien de mon portefeuille (je ne vous ferais pas le coup du suspense, bien sûr que je l’ai acheté).

Imaginez un croisement entre le mikado et …un récif de corail. Le mikado car Décrocher la Lune ne comporte qu’un dé, n’a pas de plateau, ni carte, ni figurine… Le récif de corail, parce que d’une part, au fil des parties, le « jeu » prend des formes variées et toujours uniques, et qu’il me fait penser irrésistiblement à du corail qui pousse. Et en plus, c’est poétique et beau.
Le pitch est simple, les règles s’expliquent en 30 secondes montre en main, le jeu en lui-même est tout aussi simple, et il convient aussi bien à des enfants de 6 ans qu’à des adultes.

Le Pitch

Des amoureux transis vont essayer d’aller décrocher la lune pour les yeux d’une demoiselle. Pour cela, ils vont imbriquer des échelles les unes aux autres afin de monter le plus haut possible.

Le Matériel

La boite fait environ 25 à 30 cm de côté, et contient un socle en plastique de la forme d’un nuage, 1 dé en bois, 3 échelles droites (mais dont les barreaux sont bien tordus) qui serviront à la base du jeu, et plein d’échelles tordues. Et 7 larmes en bois bleu.

Décrocher la Lune matériel

Le nuage fait un peu beaucoup plastique, mais les échelles sont en bois de bonne qualité.

L’installation

On pose le nuage sur une table (stable, la table ! Si si, je vous jure, vaut mieux !). Le nuage a 6 emplacements pour y poser les deux échelles droites, qui serviront de support aux échelles que les joueurs rajouteront. Le setup de départ est donc variable, d’autant plus que les échelles peuvent « bouger » d’avant en arrière sur le nuage.

Le dé

Il comporte deux face avec l’image d’une échelle, deux faces avec l’image de deux échelles, et deux faces avec l’image de troi… de la Lune !

Les règles

Un joueur lance le dé. S’il fait une échelle, il va piocher au hasard une échelle de la boite, et la poser comme il l’entend (c’est-à-dire en équilibre, ou imbriquée, bref, comme il souhaite) sur les échelles déjà présentes. On ne doit utiliser qu’une main.
Pour la face une échelle, son échelle ne doit au final n’en toucher qu’une.
Pour la face deux échelles, son échelle doit au final en toucher précisément deux.
Pour la Lune, il a le choix entre en toucher une ou deux, mais surtout qu’au final, son échelle ou du moins un bout de son échelle, soit le plus haut sur la structure.
Lorsque l’on tente de poser son échelle, on a le droit de faire bouger un peu les autres échelles (pas comme au mikado donc, même si je l’ai évoqué plus haut). Lorsque l’on lâche son échelle, le tour est fini, et par contre aucune échelle ne doit toucher la table ou le nuage.

Vous trouvez pas une ressemblance avec du corail ?

 

Si on a réussi ce qu’impose le dé, hop, au tour du joueur suivant. Si la condition du dé n’est pas remplie, ou qu’on a fait toucher son échelle ou n’importe quelle autre à la table, c’est perdu. (Exemple : j’ai tiré la lune, j’ai bien mon échelle au plus haut point, mais elle touche trois autres échelles…). On retire les échelles touchant la table ou le nuage, si cela est facilement possible (sinon, on laisse) et on les défausse (elles ne retournent pas dans la réserve).
Si vous avez perdu à votre tour, la Lune, triste, pleure sur votre sort, et vous récupérez une des 7 larmes en jeu.

Les conditions de victoire

La partie s’arrête si la dernière échelle est jouée, ou si un joueur prend la dernière larme. Dans le deuxième cas, il est automatiquement éliminé, même si d’autres joueurs avaient plus de larmes que lui. Ensuite, le joueur ayant le moins de larmes gagne la partie. En cas d’égalité, les ex-aequo jouent les échelles défaussées, avec systématiquement la face Lune (plus haut, toujours plus haut, vers l’infini et au-delà…). Si jamais il reste un ex-æquo, les deux remportent la partie.

A deux joueurs le premier à recevoir 3 larmes perd la partie. Personnellement, je trouve même qu’on pourrait jouer en solo.

Le temps de jeu

Une partie peut se faire entre 5 et 15 minutes max. C’est donc un excellent jeu d’apéro, ou bien entre deux gros jeux, ou bien pour finir une soirée. De ce que j’ai pu voir de toutes façons, et tester à la maison, on enchaîne en générale deux à trois parties de toutes façons…

Mon avis perso

C’est génial. C’est beau, c’est simple, c’est fun, c’est poétique et je suis je ne sais pas pourquoi attiré par les formes que prennent ces structures d’échelles. Bref, je recommande vivement !

 

nb : Le sous-titre de l’article est une citation d’Oscar Wilde.

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