Horreur à Arkham

Voilà ce qu’on appelle un incontournable. Tant dans la famille des jeux du Mythe que dans celle des jeux coopératifs. Oui, coopératif…

Car à Arkham, un Grand Ancien s’apprête à pointer le bout de son tentacule / globe iridescent / sabot putréfié / appendice écailleux / extrémité chaotique nucléaire (selon le cas) et il faudra au moins que les joueurs agissent de concert pour l’en empêcher.

Horreur à Arkham, c’est donc un combat contre le jeu lui-même. L’exploitation des capacités et équipements des différents personnages, des indices, alliés, lieux étranges que la célèbre ville recèle. Une course contre la montre, passée à fermer des portails dimensionnels et nettoyer les quartiers des créatures qui en sortent, réclamant autant d’organisation que de chance, car le jeu est réputé pour sa difficulté. Mais cela ne rend les – rares – victoires que plus jouissives. Plus que par ses mécanismes, c’est la profusion de choses à faire dans les rues d’Arkham, et les descriptions d’événements qui s’y tiennent qui confèrent son ambiance, son charme à ce gros jeu.

Mais sa complexité et la durée des partie sont un très efficace repoussoir à néophyte. Une fois la bête domptée, en revanche, on en redemande, d’autant qu’il existe aujourd’hui un paquet d’extensions, dont certaines avec de nouveaux plateaux de jeu, permettant de varier des plaisirs, convenons-en, un brin masochistes.

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Article original paru dans le magazine Canard PC

Référence dans les médias sur le jeu vidéo, Canard PC est le seul magazine de jeux vidéo en France à avoir plus de 10 ans d’existence sans interruption ni changement de propriétaire. Irrévérencieux, indépendant et engagé, sa ligne éditoriale n’a pas changé depuis sa fondation et il est reconnu comme une source d’information fiable et sans compromis par les joueurs comme par les professionnels du jeu vidéo.

Toutes les 2 semaines en kiosques ou en version numérique.

3 commentaires

  1. Une petite précision, dans HàA, on est un peu plus dans le poutrage de cultistes / Chiens de Tindalos / Gargouilles à coups de Colt .45 / molotovs / boules de feu (y s’passe des trucs chelous quand je lis ce parchemin à haute voix…), que dans la corruption lente, méthodique et inexorable des protagonistes.

    Il y a la ville qui s’encombre de plus en plus d’Horreurs tapies, les indices, les endroits mal fâmés, les voyages dans les mondes parallèles où tout peut arriver, la folie qui n’est jamais très loin, bien sûr, mais il y a globalement plus d’ « action » que dans le mythe… Et le grand ancien finit tôt ou tard par débarquer ! Gare à ceux qui ne sont pas assez équipés !

    Quant à la difficulté, il existe des aides de jeu avec des diagrames très bien faits pour aider à s’y retrouver.

    Un dernier point : Lorsqu’un joueur pioche une carte évènement, lisez-lui ! S’il a un choix à faire, ne lui exposez pas les conséquences…

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