Panique à Wall Street Le jeu où tu peux te faire vite Nikkei

« Bon , on est combien ? 10 ? Ah… ben… on peut faire un wanted ou un loup-Garou alors. »
« Ah ouais mais non, c’est chiant, on attend vachement longtemps son tour, et puis si y’en a un qui meurt tout de suite, il va se faire chier.. »
« Ben, un times’ Up alors ? »
« Ah ouais, mais je pensais plutôt à la fin de la soirée / on en a déjà fait un la semaine dernière »
« Ben… à 10, y’a pas grand-chose…. »

Y’a PANIQUE A WALL STREET, de 3 à 11 joueurs. (Mais bon, c’est mini 5 joueurs pour que ce soit fun, sinon…)

Auteur: Britton Roney, Edité chez Marabunta et distribué par Asmodée, sorti en 2012

Panique à Wall Street a trois avantages majeurs :

  • C’est un jeu qui peut se jouer à beaucoup.
  • C’est un jeu dont les règles s’expliquent en 5 minutes.
  • C’est un jeu où tout le monde joue en même temps.

Description

Le matos :
1 plateau de jeu pour noter les tours / indiquer les valeurs des actions des sociétés cotées en bourse et…c’est tout. Oui, le plateau est plutôt là pour le fun qu’autre chose, c’est sur…

Les cartes de sociétés : y’en a un certain nombre, de 4 types, et possèdent un carré blanc sur lequel on va pouvoir écrire avec des stylos veledas

Des marqueurs pour les investisseurs

Un sablier. Si le sablier manque, écrire à : Une Semaine, un Jeu, à l’attention de M. Rekka, il a un bon plan pour en choper un nouveau.

4 dés pour les valeurs des sociétés, chaque dé ayant une couleur unique.

4 marqueurs pour les valeurs des sociétés, chaque dé ayant une couleur unique.

Des billets, des tas, avec différentes valeurs.

Comme vous l’attendiez tous, depuis le début, je la fais, et puis après on passe à autre chose ok ?

Bon. Alors, dans ce jeu, l’important, c’est les valeurs.

Non mais en plus, c’est vrai, arrêtez, non mais arrêtez, je vous jure, c’est vrai…

Les rôles :

Deux types de joueurs : les gérants, et les investisseurs. Le premier vante les entreprises auprès des investisseurs pour qu’ils investissent, ces derniers mettent des sous dedans pour en tirer un max de bénéfs. Mais alors c’est comme dans la vraie vie ??? Ben oui.

4 types d’entreprises, des bleues (faible risque, faible gain) aux rouges ( risque extrême, max brouzouf !) en passant par les vertes et les oranges.

Grosse surprise, dans ce jeu, il y a deux gagnants, un par type de joueurs. Il y aura donc le meilleur gérant, et le meilleur investisseur.

Début de partie

On commence la partie en distribuant généreusement 120 000 dollars à chaque joueur, gérant ou investisseur. (ou si on veut se la péter un peu, 120 US MILLIONS DOLLARS, que mon mari avait après avoir invaisti dan la mine de l’uranium ici au Niger, par la grasse de Dieu tout puissan que je suis très malade et je veux t’an faire don. Envoi ton CB avec la date et le numéro.) Les gérants reçoivent en début de partie 3 sociétés, tirées au hasard. Certaines entreprises, très prometteuse, on un X2 indiqué, on ne peut les avoir dès le départs. Le x2 est simple: les gains et/ou les pertes seront multiplié par 2.

Les investisseurs, auront eux, dix jeton-marqueurs qui leur serviront pour indiquer leurs enchères.

Au début, les valeurs de sociétés sont à « +0 » c’est-à-dire qu’une société, si vous êtes le meilleur investisseur dessus, va vous rapporter 30 000 dollars.

Et…..c’est l’heure de l’ouverture de la Bourse !

Le tour de jeu, représentant un mois (il y aura 5 tours dans la partie au total), se décompose de la façon suivante :

Phase d’enchère

Les joueurs ont deux minutes, sablier en main, pour investir au mieux leurs sous. Tous les investisseurs peuvent aller voir tous les gérants, pour leur proposer un prix pour leurs sociétés.
« Tiens, je te propose 20 000 sur ta bleue »
« 20 ? Mais ça vaut 40 au moins une boite comme ça ! »
« Nan, si la bourse monte, elle me rapporte que 10 de plus, bon allez 30 ! »
« Ok 30 ! »

A ce moment, l’investisseur donne un de ses jetons au gérant, qui le pose sur la société concernée, et écris « 30 » au veleda sur le carton de la boite en question. MAIS cela ne veut pas dire qu’un autre investisseur ne peut pas passer derrière et dire
« Quoi ? Ce radin t’en a proposé que 30 ? Je t’en file 50 ! »
« Vendu ! »

A ce moment, nouveau jeton, l’ancien dégage, et nouveau prix sur la société. Il faut donc, en tant que gérant, attirer les investisseurs sur les « bon plan », là ou ils peuvent investir encore pas trop cher, et en tant qu’investisseur, courir autour de la table (vaut mieux jouer debout, pour les investisseurs, d’ailleurs…) en achetant au mieux, en fonction des risques que l’on veut prendre, tout en faisant attention qu’un concurrent ne soit pas passé derrière pour nous piquer nos affaires. Mais on a le droit de repasser derriere celui qui est passé derrière nous, etc…

Heureusement, on peut aussi conclure un deal spécial et « fermer » les enchères : A ce moment-là , un gérant accepte de ne plus prendre d’autres enchères sur une société. Du coté investisseur, on est tranquille, plus personne ne pourra venir dessus. Coté gérant, on est assuré de faire un vente, on peut vendre du coup un poil plus cher (« l’exclu sur ma société de saucisses en tube ? D’accord, mais c’est 20 000 de plus »), mais d’un autre coté, si un autre investisseur passe derrière en disant « dommage, j’aurais mis 50 000 de plus, on se mords les c..la saucisse très fort.

En tant qu’investisseur, vous ne pouvez baisser une offre déjà faite, mais vous pouvez faire toutes les offres possibles : « bon 40 000, mais pour le lot et sur celle là, une exclu – Non ? bon tant pis, je vais voir chez ton concurrent ! »… « Ah Marcel, bon finalement, alors ces 4 000 le lot et le… ah Etienne a mis 70 000 ? L’enfoiré… bon ben 80 alors »

DING ! La Bourse ferme !

Et là, c’est le drame…

Phase de revenu

On lance les dés. Un bleu, un vert, un orange, un rouge. Cela va indiquer les variations des valeurs des sociétés. Puisqu’on vous avait que l’important c’est les valeurs ! Le dé bleu va avoir 4 faces +1 et deux -1. Le dé vert, va faire varier entre +2 et -2. Le dé orange, etc… jusqu’au dé rouge, qui va de -7 à +7, (mais qui n’a, lui, que deux faces en « + »).

Deux minutes après, on passe à la phase de paiement. Deux minutes c’est le temps qu’il faut en général pour que le calme soit revenu, juste après les « RHAAAAAAA Putain merde je suis ruiné ! » et les « Ah ah, tu t’es fait niqué ! Moi c’est Jackpot ! ». Et puis, là, c’est aussi le moment ou les investisseurs prennent (ou paient) la banque.
Chaque entreprise où ils ont investi va leur rapporter la valeur indiquée à la bourse. S’ils ont investi sur une bleue, que le dé a fait +1 : le jeton bleu progresse d’un cran vers la droite, et la bleu rapporte donc… toujours 30 000. S’il a investi sur une orange dont le dé à fait +2, boum chaque société orange rapporte 40 000. S’il a investi sur de la rouge qui a fait -7, boum, il paie 20 000 à la banque pour chaque rouge qu’il « possède » ce tour ci..

Et là, on réalise qu’il faut aussi faire gaffe à combien on propose aux gérants par rapport aux gains. Payer 50 000 une bleu qui va en rapporter 30 000, c’est mettre 20 000 par les fenêtres…

Phase de paiement

Les investisseurs paient maintenant les gérants pour les sommes engagées pendant les enchères. Non non, pas la valeur de la bourse, mais la valeur qu’il y a d’indiqué sur les cartons.

Phase de taxe

Ben oui, l’état se paie au passage hein… Chaque société possédées par le gérant lui coute 10 000, payé à la banque. Au 1er tour, y’a donc déjà 30 000 en moins…

Phase d’enchères

De nouvelles sociétés sont là pour les gérants. On met en vente le double du nombre de joueurs participants, moins une. Du mal en math ? 5 gérants : 5 x 2 -1 = 9. A la reflexion, si t’as toujours du mal, laisse tomber ce jeu, c’est pas pour toi. Et par contre, appelle moi, je sens qu’on va faire de super affaire, tout les deux…

On les vends une à la fois, sans savoir ce que sera la prochaine, et le plus haut enchérisseur la gagne. Les enchères ne sont pas uniques, on peut donc aller loin..

Et après?

Et c’est reparti pour 5 tours, ou bien sur, il n’y aura pas d’enchère pour le dernier. A la fin, on compte les sous, et sont désignés le meilleur gérant, le meilleur enchérisseur.

Si jamais t’es ruiné, tu es en Faillite !: Si un investisseur n’a plus de sous, soit il est éliminé sur le champ, soit les gérants à qui il doit des sous peuvent lui accorder le droit de tenter de se refaire, sous conditions à définir – D’autant que le tour d’après, il enchérit avec du vent… Mais on peut se refaire un peu, ça c’est vu ! (douloureusement, mais ça c’est vu…)

Avis perso

Jeu bruyant , mais très animé, on ne peut pas s’embêter, et avec un rien d’imagination, on se mets très vite dans l’ambiance des enchères de la bourse. Une partie se jouera en une petite demi-heure à peine, explications comprises. C’est donc un excellent jeu pour jouer avec un assez grand nombre de joueurs, sans prise de chou. Ou d’artichaut, c’est selon. (je rappelle dans l’ordre: artichette, tichette de 2, tichette de 3, tichette de 21, michette, chédeque, mique, sgualadabariane, résilé et raitournelle)

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