Unita Pas 100 balles et un mars ?

Il s’agit du 3e jeu de l’éditeur suisse Helvetia Games et nous propose un wargame avec des dés mais sans aucun hasard. Comment ça ?

Chaque joueur représente un peuple qui compte 4 bataillons. Chaque bataillon est constitué de 4 unités (les dés). Les dés n’ont pas tous les mêmes valeurs maximum et donc ne commencent pas tous à la même valeur. C’est le joueur qui va choisir le positionnement de départ. A son tour de jeu, le joueur doit avancer l’un de ses bataillon en direction du centre en suivant le chemin de sa couleur (un peu comme dans un Tower Defense, si l’on veut). Une fois le centre atteint, il va recevoir autant de points qu’indiqué sur ses dés. Dis comme ça, on croirait à un bête jeu de l’oie. Il n’en est rien grâce aux combats.

A chaque fois que deux bataillons sont adjacents, ils s’affrontent. Il y a en fait deux combats : les deux dés opposés s’attaquent, celui dont la valeur est la plus haute remporte le combat, le perdant devant diminuer sa valeur de 1 (au minimum 0). Les égalités sont départagées par les dés de soutien, c’est-à-dire, les deux dés placés derrière les deux dés qui combattent. Sur l’image ci-dessus, le jaune remporte le combat du haut (3 vs 4) et le rouge remporte le combat du bas grâce au soutient (5 vs 5, soutient 4 vs 2). A la suite du combat, le rouge va donc devoir transformer son dé 3 en 2, le jaune son dé 5 en 4. Puis, pour chaque bataillon, les deux dés qui ont combattu sont placé à l’arrière du bataillon, les deux dés de soutien étant placé à l’avant. Sur l’image suivant, on peut voir que le joueur vert est dans une mauvaise situation puisqu’il est contraint d’avancer un bataillon et de s’engager dans des combats qu’il va perdre.

Certaines cases du plateau permettent de réorganiser son bataillon comme on le souhaite et chaque joueur possède des cartes pouvoir qui offrent des avantages spécifiques à sa race. De plus, certains terrains apportent des bonus/malus en fonction de la race (par exemple les grenouilles ont +1 à la défense dans l’eau, etc).

Au final, on se retrouve avec un jeu à la mécanique très simple (même si celle-ci n’est pas facile à coucher par écrit), sans hasard mais au potentiel de réflexion énorme. Chaque coup doit être bien réfléchi afin d’espérer remporter la victoire. A noter qu’il existe également un plateau pour trois joueurs, le jeu à deux étant simplement la version à quatre, chaque joueurs ayant deux armées.

PS: n’ayant pas encore reçu mon exemplaire du jeu, j’ai honteusement volé les photos de BGG…

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