Yokai No Mori avec deux Sashimi et trois Yakitori...

Yokai No Mori se veut une introduction au Shogi (Jeu traditionnel japonais). C’est un jeu pour deux joueurs exclusivement, dans la veine d’un jeu d’échec. Shogi voulant d’ailleurs dire « jeu d’échec » il me semble.


Les joueurs possèdent les mêmes pièces qui ont chacune des mouvements particuliers et le but est de prendre le roi adverse. La différence avec les échecs c’est que les pièces prises peuvent être « parachutées » sur le plateau afin de servir leur nouveau propriétaire. Il n’y a donc pas de « couleurs », seul l’orientation des pièces désignent leur propriétaire. Voila pour les principes généraux. Mais la boite contient en fait 2 variations du même jeu.

La version « classique »

Yokai No Mori plateau

La mise en place de la version dites « classique ». Les petits points sur les pièces rappellent les mouvements possibles.

Elle se joue sur un plateau de 3 cases sur 4.
Les joueurs disposent de 4 pièces :

  • Le koropokkuru : en gros l’équivalent du roi,
  • Le kitsune : qui se déplace en diagonal en avant et en arrière
  • Le tanuki : qui se déplace orthogonalement
  • Le kodama : qui ne se déplace que vers l’avant mais qui peut être « promu », j’y reviendrais.

On peut gagner de deux façons différentes, soit en capturant de koropokkuru adversaire, soit en amenant le sien sur la dernière rangée du plateau.
Comme aux échecs, on capture les pièces adversaires en terminant son déplacement dessus. A noter que toutes les pièces ne peuvent se déplacer que d’une case à la fois. Les pièces capturées pouvant être remises en jeu (n’importe où sur le plateau) pour servir son propre camp, elles ne sont jamais définitivement éliminées du jeu.

Yokai No Mori cartes

Le kodama et sa version « Super Saiyan »

Promouvoir le kodama : Si on arrive à déplacer le kodama sur la dernière rangée du plateau (la zone de contrôle adverse) il est promu. On retourne alors la pièce et le kodama devient un kodama samurai avec de nouvelles options de mouvement.

A son tour on peut donc réaliser 3 actions : Déplacer une pièce sur une case vide, capturer une pièce adversaire, replacer une pièce capturée précédemment n’importe où sur le plateau.

Malgré le faible nombre d’ouvertures possibles, de pièces et la petite taille du plateau, cette version offre déjà pas mal de possibilités tactiques même si elle sert en fait d’introduction à la deuxième variation du jeu.

La version 5X6

Le plateau 5X6. Comme pour la version classique, la mise en place est rappelé sur le bord du plateau.

Lorsqu’on retourne le plateau, on se retrouve face à un damier de 5X6 cases.
Dans cette version, plus de tanuki à la place on retrouve deux nouveaux pions :

  • Le kirin : qui peut se déplacer dans tout les sens sauf dans les diagonales arrières.
  • L’oni : qui peut être lui aussi promu afin de modifier son mode de déplacement.

Les joueurs commencent avec 8 pièces (3 kodama; 2 oni, 2 kirin et 1 koropokkuru) et la zone de promotion se voit élargie d’une ligne.

Cette fois l’unique façon de gagner est de capturer le koropokkuru adversaire. De plus quelques règles héritées du shogi font leur apparition :

  • Une pièce qui entre en jeu doit pouvoir faire un mouvement valide par la suite.
  • On ne peut pas avoir deux kodamas du même joueur dans la même colonne
  • On ne peut pas « parachuter » un kodama de sa réserve sur la plateau si il met le koropokkuru en situation « d’échec et mat. »

Inutile de dire que cette version (élaborée par Fédération Japonaise de Shogi) propose des défis biens supérieurs au petit plateau de 3X4.

Mon Avis

Alors comme toujours chez Ferti (et là je me rend compte que j’ai à ce jour présenté 3 jeux, qui sont 3 Ferti), le matos donne tout de suite envie de jouer. Les pièces en bois sont bien épaisses, le plateau très coloré a l’air robuste. Par contre j’ai un peu tiqué lorsque j’ai découvert les autocollants (j’ai cru naïvement à des pièces « peintes ») mais ils sont plutôt solides. Le jeu est illustré par Naïade, un style « japonisant » assez caricatural, très « ado » que je n’aime pas trop habituellement. Sauf qu’ici ça passe plutôt bien. J’aime particulièrement la couverture de la boite.
Le jeu en lui-même, bha c’est du « jeu d’échec like ». Enfin, c’est quand même moins rude. Moi qui ne suis pas un grand amateur de ce type de jeu, j’avoue avoir bien accroché. Au-delà d’une initiation au Shogi, c’est un belle porte d’entrée pour le genre je trouve.

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