Monster Slaughter Un Jeu à la sl'hauteur de mes attentes...

Aujourd’hui, je me mets à la rédaction de mon article sur Monster Slaughter.

Le premier problème que je rencontre, outre de ne pas encore avoir mon exemplaire dans les mains (nous sommes en juillet, et il sort en octobre 2018, pour halloween…), c’est qu’il y a eu de très bons articles dessus, et que la page du Kickstarter décrit tout quasi-parfaitement. Les règles sont déjà disponibles en français et en anglais.

Du coup, je vais vous livrer ma présentation, et mon ressenti, en espérant vous donner autant envie d’y jouer que moi.

Monster Slaughter, c’est un jeu de chez Ankama, en sortie en octobre 2018, fait par Henri Molliné (voir son site), un monsieur que j’ai déjà rencontré sur le FIJ de Cannes en 2017, et qui à mon avis, ne se souvient absolument pas de moi, mais qui m’avait fait le plaisir de m’expliquer Gang Rush Breakout, jeu qui s’est retrouvé illico dans mon sac par la suite. Je n’ai fait le rapprochement que très dernièrement, car si je me suis intéressé à Monster Slaughter, c’est plus grâce au plateau de jeu et à sa mécanique que par le nom de son auteur. A bien y réfléchir, c’est d’ailleurs pour moi un gage de qualité : Quand on découvre que le jeu qui vous intéresse est fait par un auteur que vous aimez, c’est encore mieux que de s’intéresser à un jeu parce que vous aimez l’auteur.
Vous avez quatre heures, et c’est coefficient 4.

Bref, revenons à nos moutons. Et à l’abattoir qui va avec. Et par moutons, comprenez étudiants typique de films américains.

Mon premier contact avec MS, c’est au FIJ de Cannes 2018, en voyant un magnifique plateau en 3D. Et des tas de gens autours. Il s’agissait du proto quasi fini, et j’ai eu la chance de pouvoir profiter de ma pause pour faire une partie en 45 minutes. Une cabane abandonnée au fond des bois, des figurines d’étudiants, et plein d’autres de monstres, à savoir Vampire, Loups Garous, Zombies et Golems.

 

Dans la version kickstarter, il y aura même un débarras indépendant au fond des bois…

 

Le pitch : Clairement inspiré par les innombrables films de série B de la production américaine, Monster Slaughter reprend les meilleurs clichés des slashers : comprenez les films où ça fait « Slash-slash », comme le bruit d’une machette-crochet de boucher-couteau de cuisine-sabre japonais-griffes-économe avec un bout pointu. Bref, dans les slashers, ça tranche, ça coupe, ça éviscère.
Scénario on ne peut plus bateau, 5 étudiants vont fêter la fin d’année dans une cabane perdue au fin fond des bois. Je vous ai dit meilleurs clichés : Nous avons le beau gosse sportif pas très malin, le black intello, la pom-pom girl aux gros.. arguments, la geekette-nerdette, et le mec cool fumeur de joint.

 

Des gros arguments. Et la jupe courte. N’oublions pas la jupe courte…

 

Et bien figurez-vous que curieusement, cette cabane louée (probablement 3 francs 6 sous par un mec bizarre avec un œil de verre et les dents pourries) se trouve pile poil sur le territoire d’un tas de monstres, offusqués par la présence de jeunes débauchés. Et qui vont y remédier en massacrant joyeusement tout le monde.

Dans le jeu de base, 4 familles de monstres, que j’ai citées plus haut, comprenant Papa Monstre, Maman Monstre et Chti n’enfant Monstre. Chacun d’entre eux a des caractéristiques un peu différentes, sur le déplacement, le nombre d’actions, la force…La campagne Kickstarter a tellement fonctionné (400 K€ sur 75K€) que du coup, on va avoir beaucoup de choix en plus comme monstres à incarner : des Momies, des Tritons, des Fantomes, des Aliens, des Clowns-tueurs… je ne vous la fait pas exhaustive, mais il y aura encore plus (au total 56 figurines de personnages !). De plus, des invités surprises (en faveur des étudiants) pourront arriver en cours de partie. Pour ne pas quitter l’ambiance, ils ont tous un air de « mais je le connais lui »… En vrac, Indiono Janes, Doc Brawn, Scolly et Molder, Cracadile Dundee, Baffy, le Lt Replay, etc…

Saperlipopette, je m’égare encore. Pardonnez cette digression, due à mon trop grand enthousiasme.

Bref, Les étudiants sont dans la cabane, et les monstres vont devoir l’envahir, chercher dans les pièces – apparemment, le QI moyen de l’étudiant américain lui permet quand même de se dire qu’il vaut mieux se cacher quand une main velue et griffue passe au travers d’un volet – et tuer tous ce qui porte une paire de baskets. Afin de pimenter tout cela, rappelez-vous que nous sommes en fait dans un nanar : les joueurs au début de la partie vont donc devoir, pour chacun, donner secrètement l’ordre dans lequel les étudiants vont se faire massacrer, et également se fixer une cible prioritaire, en espérant faire en sorte que ce soit bien sa famille de monstre qui va tuer tel étudiant en particulier. J’y reviendrai plus tard, mais c’est sur ce point que j’ai trouvé le seul bémol de ce jeu.

Allons y, je donne les Sexy Witches à 5 contre 1 !

 

Je ne vous indiquerai pas le mécanisme de jeu, mais il se passe à base de dés et de cartes. Un tour se joue rapidement, il n’y a pas de tactique à long terme, c’est comme dans le film ; à savoir nerveux, angoissant (pas pour vous, pour vos victimes !) et sanglant. On peut donc fouiller, taper, effrayer les étudiants, tenter de leur fournir un petit avantage face aux autres familles de monstres

Bon les gars, je vous préviens, y’aura pas assez de steack de Pompom Girl pour tous le monde !

 

Une fois les murs repeint en rouge, on va compter les points, en regardant si les prédictions sur l’ordre de massacre ont été faites, en regardant si on a eu le bonus de la cible prioritaire, et en comptant les nombre d’os, de steack et de cerveaux on a pu gagner en collant des baffes à droite à gauche sur les victimes.

Bref, Monster Slaughter, c’est beau, c’est fun, c’est du Trash’n’slash, prenez-le les yeux fermés.

Pour finir cet article, je vous renvoie vers une parodie, et d’ailleurs, plus une satire qu’une parodie, des slashers américain : allez regarder « La Cabane dans les bois ». Voilà le pitch d’Allociné : « Cinq amis partent passer le week-end dans une cabane perdue au fond des bois. Ils n’ont aucune idée du cauchemar qui les y attend, ni de ce que cache vraiment la cabane dans les bois…
Signé par deux maîtres de l’horreur, Joss Whedon et Drew Goddard… »
Ça vous rappelle un truc ? Y’a meme Kristen Connolly et Chris Hemsworth dedans… Une fois que vous aurez vu ce film, vous ne pourrez-vous empêcher d’y penser à chaque partie de Monster Slaughter. La photo illustrant l’article vient d’ailleurs de ce film.

Ah si, j’oubliais, le fameux bémol : chaque joueur fait donc son pronostic secret pour l’ordre du massacre. Malheureusement, si vous jouez avec des connaisseurs, ou des amateurs de navets, vous risquez fort d’avoir tous plus ou moins le même ordre. On sait tous qui meurt en premier dans quasi tous les films… Lors de ma partie à Cannes, à 4 joueurs, nous avons eu les mêmes deux premiers étudiants dans nos ordres respectifs, avant d’avoir une légère différence par la suite. Notez que ça ne change pas forcément grand-chose, mais que la coopération entre les monstres sera peut-être un peu plus grande, donc moins de challenge pour faire respecter SON ordre à soi plutôt que les autres. Ça reste de toutes façons très mineur, et puis on peut y remédier en décidant de tirer l’ordre au hasard.

Ah. Et puis j’en suis fier… c’est moi qui ai gagné. Avec un grand Chelem. Ordre parfaitement respecté, cible prioritaire abattue par mes soins… 48 points de victoire au total. LES LOUPS GAROUS C’EST LES MEILLEURS, T’ENTENDS ? Pas une bande de zombies en décrépitude qui va faire la loi, non mais !

Au cas où le message serait pas bien passé…

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