Billet doux

J’ai toujours eu horreur des petits jeux !

En fait, pour être plus précis, je n’aime pas qu’une partie à peine commencée soit déjà en train de finir. Je n’aime pas le manque de choix, l’absence de stratégies, et j’apprécie modérément le hasard. Moi, mon plaisir, c’est de me concentrer plusieurs heures sur un gros jeu velu, de préférence avec un thème fort. Les petits jeux, j’en ai testé beaucoup, détesté beaucoup, et aimé aucun.

Mes amis ne sont pas comme moi.

Eux, pendant des mois, ils ont joué à un de ces « petit jeu » autour de moi. Un truc aux couleurs et au thème douteux, « Love Letter« , ça s’appelait.

Ils parlaient de princesse, de roi, de servante, regardaient « qui a la plus grosse », hurlaient « tu es un baron ! » et échangeaient des cartes en éclatant de rire. Je ne cherchais pas trop à comprendre. En fait, je n’avais pas envie de comprendre.

Et puis un jour, je me suis retrouvé irrémédiablement coincé. « Tu va faire les courses ou tu fais un Love Letter avec nous ? », l’offre qu’on ne peut pas refuser quoi.

Love Letter

Alors j’ai joué à Love Letter.
Et j’ai aimé ça !

Love Letter, c’est un jeu qui s’apprend en un instant, mais qui parvient à surprendre même les joueurs aguerris par sa multitude de situations.
C’est un jeu qu’on peut sortir « pour cinq minutes en attendant les pizza », ou jouer pendant une heure.

C’est beaucoup de hasard et un peu de bluff, mais sans frustration ni colère. C’est un jeu ou les éliminés sortent dans un grand éclat de rire pour ré-entrer dans la partie quarante secondes plus tard. Ça sort avec les joueurs, avec les non-joueurs, avec les parents, avec les grands parents et même les beaux parents. Ça se transporte dans une poche de manteau, un pantalon, ou un sac à main.

Love Letter, c’est un jeu que tout joueur devrait avoir chez lui pour meubler les temps morts, et c’est désormais mon cas.

Aujourd’hui, rien n’a changé, je déteste toujours autant les petits jeux.
Mais par contre, désormais, j’adore Love Letter !

 

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