Marco part en vacances (mais avec ses ouvriers)

Le placement d’ouvrier. Un terme mécanique, calculateur, froid, qui collait parfaitement à ce que je ressentais en jouant aux jeux se réclamant de ce style. Alors quand des amis m’ont proposé d’essayer Les voyages de Marco Polo, le nouveau jeu des créateurs de Tzolk’in, le calendrier Maya (un classique du genre), autant dire que je n’étais pas franchement emballé. Et finalement, j’ai été très agréablement surpris.

Ici en guise d’ouvriers on place des dés pour accomplir des actions, l’efficacité et le coût de ces actions étant fonction de la valeur des dés utilisés. Les deux principaux types d’actions consistent soit à produire des ressources (or, soie, chameaux…) permettant de remplir des contrats commerciaux, soit à se déplacer sur une carte du monde pour libérer de nouvelles actions possibles et remplir des objectifs de voyage. Les objectifs de voyage et les contrats donnent au fil de la partie les classiques points de victoire qu’il faut cumuler.

L’originalité de Marco Polo réside dans les personnages que les joueurs incarnent, qui disposent de capacités puissantes qui vont fortement conditionner la manière de gérer sa partie. Ces multiples personnages et une mise en place aléatoire de certains éléments donnent au jeu une rejouabilité très importante.

Au final, avec son savant mélange d’opportunité et de stratégie, avec les personnages qui guident vers un style de jeu sans nous y contraindre, avec les dés qui viennent perturber les plans les mieux huilés, Les voyages de Marco Polo a réussi l’exploit de me réconcilier avec le placement d’ouvriers. Au point de me convaincre de laisser une seconde chance à Tzolk’in.

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