Les pirates et la malédiction du 6

Dans mon groupe de joueurs, le plus souvent nous sommes 6, et dans le monde du jeu de société, ce chiffre est maudit. Des jeux qui se jouent à six, il y en a plein, mais sont-ce les meilleurs ?
Quand on aime le jeu avec pions et plateau, la bagarre et un poil de gestion, difficile de trouver une boite pour un six-pack. Et qu’on ne me parle pas de 7 Wonders, j’ai déjà raconté il y a 2 ans mes déboires avec cet excellent jeu.

Heureusement, les pirates viennent à la rescousse.

Un de nos premiers a été Jamaica (d’un petit auteur débutant inconnu, Bruno Cathala). C’est mon jeu passerelle favori : plus de la moitié de mes parties avec des débutants se sont soldées par un « ok celui-là, je me l’achète ». Et c’est mérité : ce jeu permet de se tirer la bourre à 6 autour de la Jamaique en tirant à vue sur les copains pour délester leurs cales de ces précieuses pièces d’or… une course rigolote et pleine de rebondissements. Et le matos est beau comme un galion, ce qui n’enlève rien.

Mais ce qu’on aime, nous, c’est le simultané. A six joueurs, pas le temps d’attendre 15mn que chacun décide du coup à jouer.
Nous avons ainsi découvert Libertalia de Paolo Mori

Le principe est simple : chaque joueur choisit en même temps un membre d’équipage dans sa main et l’envoie sur le bateau chercher une part de butin. On classe ce petit monde par ordre croissant (les cartes ont un numéro) et chaque perso réalise son action : la brute balance le premier par dessus bord, le cuistot choppe 2 butins d’un coup, etc.. bref, on enchaine coups-bas sur mauvaises surprises, ça couine et ça ricane et on s’amuse bien même si le hasard est de la partie.
Là encore, les illustrations valent leur pesant de pièces d’or avec des persos à « gueules » :

Du partage de trésors, il y en a aussi dans Tortuga 1667, un petit jeu de rôles cachés récemment kickstarté, qui se joue, ô joie, de 3 à 9 joueurs !


Des français et des anglais (sans qu’on sache qui est qui) prennent place sur deux bateaux pour se se partager là aussi des coffres en les plaçant sur l’un ou l’autre navire. Si on démasque un adversaire, le capitaine du moment peut l’envoyer en exil sur l’ile de Tortuga. Si les joueurs sont en nombre impair, un hollandais vient mettre la zizanie, puisqu’il gagne la partie si les coffres sont répartis équitablement à gauche et à droite.
Ça donne des « bon, lui il vient de passer capitaine pour bannir machin, c’est louche. En même temps, machin a déplacé un coffre de ici vers là… faut-il déclencher une mutinerie ? Ou alors il bluffe et il est dans mon camps depuis le début. A moins que.. »
Et je me répète, mais le matériel est une fois de plus au top. Du plateau souple en néoprène aux illustrations, sans oublier la boite qui prends la forme d’un livre ancien… une réussite.
 

Enfin, il nous reste à tester le petit dernier, Terres Pirate, porté à bout de bras par son créateur via 2 campagnes de crowfunding cette année. Une grande carte, des trésors à ramener et 6 pirates qui en décousent sur les mers… Ça s’annonce pas mal du tout, simple d’accès et plutôt fun.

En résumé, outre le thème, ces jeux partagent un design particulièrement réussi, une facilité d’accès et le fun immédiat qui permet de les sortir dès qu’un 6ème larron se joint à notre table.
Après en général, je déballe Keyflower, mais ceci est une autre histoire, qui sera contée une autre fois.

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